De la douceur dans un monde de brutes 1


J’aurais pu revenir en vous racontant que je n’ai pas posté régulièrement pour des raisons exceptionnelles mais en fait non. La raison principale est le manque de temps. Entre le boulot, la reprise d’études et le cursus musical, je me perds parfois un peu les chèvres. Entre ça et l’attente d’un nouvel ordinateur qui, j’ai l’impression, n’arrivera jamais.

On ne dirait peut-être pas comme ça mais j’ai envie de vous proposer un contenu de qualité et prendre les photos nécessite pour moi une vraie organisation.
Je ne dis pas que désormais je vais réussir à publier régulièrement mais je commence petit à petit à trouver mes marques. Si tu as envie d’avoir des nouvelles régulières, je te conseille de suivre les « story du mardi » sur Instagram (je pense que je devrais y mettre un copyright) et je tiens d’ailleurs à remercier celles qui interagissent avec moi. C’est toujours enrichissant de dialoguer avec vous sur des sujets divers et variés.

Je voulais aussi revenir il y a 15 jours, avec un sujet en rapport avec le triste anniversaire des attentats du 13 novembre mais je pense que je vous en parlerai la semaine prochaine (si, si, ça a bien un rapport avec le tricot !).
Finalement, je me rends compte que nous allons parler d’un autre attentat, celui de Nice.

Vous allez vous dire que je vais vraiment besoin de sommeil parce que je commence à divaguer mais… non ! (Cela dit, j’ai quand même bien besoin une grosse et longue nuit).

 

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Le rapport, c’est cette jolie couleur proposée par Pauline de Lainamourée (tu la connais maintenant… sinon, clique ici). Cette couleur s’appelle « Nice to meet you », en hommage aux victimes du 14 juillet sur la base Iris.

Justement, je vais t’en parler de cette base mais un peu plus tard.

Ce châle, c’est le châle Priscille de Carole Francone qui était dans l’écrin de laine de cet été. 

 

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Ce châle est grand. Très grand. Trop grand quand tu le tricotes. Il semble interminable. Des fois, je me dis que je ne devrais pas dire ça sur mon blog mais je n’arriverai pas à dire que j’ai adoré tricoter ce châle, que ça n’a été que du bonheur parce qu’en fait c’est pas vrai. (Blague à part, c’est quoi l’intérêt pour la lectrice de lire que tout est toujours magnifique, saupoudré de paillettes et que le monde est rempli de licornes ? C’est mentir un peu non ?! Bref…)

SAUF QUE. Oui, il y a un gros « SAUF QUE ».

Donc. Sauf que ce châle triangulaire se tricote d’abord par le plus grand côté (non, pas l’hypothénuse mais tu vois duquel je parle si tu as déjà tricoté) et se termine par la pointe, le tout en deux écheveaux.

SAUF QUE (attention, ça fait au moins 2 « sauf que » en fait) là, tu es en train de te dire « Ouais Paulette, c’est bien mais moi, je trouve ça trop nul de finir par le petit bout ! Moi, je préfère commencer par le petit bout, comme ça, s’il me reste de la laine, j’allonge mon châle ».

Et là, expliquons-nous entre 4 yeux (je ne sais plus si je vous ai expliqué dans les stories du mardi pourquoi cette expression m’est chère en ce moment, vous me direz, et si non, je vous expliquerai mardi ok ?). Penses-tu vraiment que tu aurais continuer ce châle petite dentelle alors qu’il y a plus de 200 mailles et que tu es au 414ème rang ? A moins d’être passionnée par la dentelle, la réponse est non. Et comment je peux être aussi formelle ? C’est simple : je me suis dit la même chose mais j’ai vite déchanté.

Si ton autre crainte c’est de terminer les deux écheveaux avant d’arriver à la pointe, je te conseillerai d’avoir un troisième écheveau sous le coude « au-cas-où » mais c’est vraiment bien métré. En tout cas, si tu tricotes « dans le standard » comme moi. Sinon, ce châle ou un autre, tu as toujours des problèmes (et je pense que tu comprendras que je ne me pas débattre sur tous les cas particuliers, déjà que cet article est très long…).

 

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Ce châle est aussi mon premier châle avec un « vrai » point dentelle. C’est pas non plus une dentelle très fine mais elle se respecte quand même.

Pour y arriver, j’ai mis rigoureusement des marqueurs à chaque motif pour être rassurée et j’ai bien fait. Ca m’a vraiment facilité la tâche. Et c’est joli aussi. C’est comme si j’avais toutes les tricopines qui m’ont offert un jour des marqueurs qui étaient avec moi et qui m’encourageaient sur ce projet.

Une fois terminé, il ne ressemblait pas à grand chose. Et ça, ça doit venir des points utilisés (le fameux point rivière qui va te faire dire tout au long du projet « mais pourquoi j’ai suivi le patron ? POURQUOI ? ») mais surtout de la laine.

Ah la laine, enfin nous allons en parler. Une merveille. Un bonheur à tricoter. La base Iris est composée à 50% de baby alpaca, 25% de soie et 25% de lin.
Ca glisse, c’est soyeux mais ce n’est pas élastique du tout et ça laisse des poils (tu vas voir sur la photo en dessous). Mais c’est à tomber !
Je peux te dire que j’ai eu peur que la laine ne soit pas du tout adaptée mais une fois lavé et bloqué, ce châle avait la même tenue que ce qu’on pouvait voir sur Ravelry. Ouf !

 

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Ce châle je l’aime d’amour. Il n’est pas très chaud mais il est très grand et bien enveloppant. Finalement, heureusement que plus on tricote, moins on en a à tricoter car sinon, je pense que j’aurais fini par l’abandonner.

Je pense que j’ai bien fait de commencer la dentelle par ce type de projet.

Et puis la douceur de cette laine quoi… On dirait vraiment qu’on a un nuage autour du cou.

 

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Vous savez désormais tout sur ce châle ! On se dit à mardi sur Instagram ?

Quel autre châle en dentelle facile conseilles-tu ?
Pour ou contre « finir par le petit bout » ?

 

Modèle : Priscille de Carole Francone
Laine utilisée : Lain’amourée Iris « Nice to meet you »
Difficulté : 3/5 – Avec de la motivation, rien n’est difficile
La page projet Ravelry : ici 

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